Only Memories Remain.

Only Memories Remain.
New-York, 1992. Des rires d'enfants s'élevaient dans le ciel ensoleillé de ce square de Brooklyn. C'était un samedi après-midi comme les autres, les enfants jouaient dans le square, à toutes sortes de jeux. Dans un coin du parc, quatre enfants d'une huitaine d'années couraient dans tous les sens. Deux petites filles, une blonde, une brune, riaient aux éclats voyant leurs deux amis les poursuivre difficilement. Les deux garçons, essoufflés, perdaient peu à peu patience.
Les
deux petites filles s'arrêtèrent de courir et rejoignirent les garçons sur le banc, déçues. Tous les jours, ils jouaient. Dans la cour de l'école, dans la rue, dans le square. Tous les quatre. Ensemble, tout le temps. Depuis tout petits. Une amitié sans limite s'était créée entre les deux petites filles, puis entre les deux garçons. Puis des sentiments nouveaux étaient apparus avec le temps. Ils n'avaient que 8 ans, mais l'amour faisait déjà partie de leur vie. Pas l'amour tel qu'on en rêve, pas l'amour véritable, l'amour rare. Non, seulement l'amour. Comme l'amour que peuvent se porter des enfants qui ouvrent leur c½ur et l'offrent à d'autres.

_ Je vais partir.
_ Mais ça veut dire qu'on sera plus jamais ensemble ?
_ Oui.


Ce dernier mot avait précédé un long silence. Il était tomcomme une fatalité. Plus jamais. Plus jamais ensemble. De toute la vie. Ce qu'elle pouvait paraître longue à présent. Ensemble, le temps passait si vite. Si Lucas partait, tout serait différent. Leur amitne serait plus lame.
Alors c'était certain, il allait partir. Loin d'eux. Loin de leurs jeux. Loin de leur amitié. Une larme perla aux yeux de la petite brune, et ses lèvres se mirent à trembler. Elle se leva, s'approcha de Lucas, et lui prit la main. Leurs deux regards se croisèrent, remettant en cause de longues années d'amitié. Et d'amour. La petite fille embrassa la joue de son ami, et garda sa main dans la sienne, comme s'il s'agissait d'un objet précieux. Bientôt il partirait.
B
ientôt leurs jeux ne seraient que souvenirs. Leur amitié, leur amour.
Bientôt tout ça n'existerait plus.







Sophia Bush est Brooke
Chad Michael Murray est Lucas

James Lafferty est Nathan

Hilarie Burton est Peyton




D'autres viendront par la suite.




Je suis la créatrice de pas mal d'histoires, toutes centrées sur Leyton, mon couple favori. Mais j'ai eu envie de changer. J'aime bien Brucas, et j'aime énormément Sophia, et je trouvais que le rôle que je lui réserve lui allait parfaitement bien.
J'e
spère que vous saurez apprécier et me donner un avis constructif et objectif.
C
ette histoire, j'avais d'abord pour ambition (avec un ami que j'avais perdu de vue depuis nos 8 ans et que j'ai retrouvé il y a deux mois, c'est de là que part l'histoire) de faire de cette histoire un scenario pour le cinéma. Alors n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez vraiment.
Bi
ses,
Chloé.

# Posté le jeudi 11 décembre 2008 23:40

Modifié le vendredi 03 avril 2009 04:01

Shadows...

Shadows...



New-York, 1992. Des rires d'enfants slevaient dans le ciel ensoleillé de ce square de Brooklyn. Ctait un samedi après-midi comme les autres, les enfants jouaient dans le parc, à toutes sortes de jeux. Dans un coin du parc, quatre enfants d'une huitaine d'années couraient dans tous les sens. Deux petites filles, une blonde, une brune, riaient aux éclats voyant leurs deux amis les poursuivre difficilement. Les deux gaons, essoufflés, perdaient peu à peu patience.

_ Brooke! Peyton ! On arrête, c'est nul comme jeu !
_ Mais non ! Allez, courez-nous après !
_ Non c'est nul.
_ Vous êtes nuls.


Les deux petites filles s'arrêtèrent de courir et rejoignirent les garçons sur le banc, déçues. Tous les jours, ils jouaient. Tous les quatre. Ensemble, tout le temps. Depuis tout petits. Même dans les plans les plus fous, comme celui de s'enfuir de chez eux en pleine nuit. Une amitié sans limite s'était créée entre les deux petites filles, puis entre les deux garçons. Puis des sentiments nouveaux étaient apparus avec le temps. Ils n'avaient que 8 ans, mais l'amour faisait déjà partie de leur vie. Pas l'amour tel qu'on en rêve, pas l'amour véritable, l'amour rare. Non, seulement l'amour. Comme l'amour que peuvent se porter des enfants qui ouvrent leur c½ur et l'offrent à d'autres.
Un
des deux garçons se leva et se plaça face à ses amis, qui le regardèrent suspicieusement. Il les regarda un par un et une petite ombre voila son visage lorsque son regard se posa sur la petite brune aux yeux brun-vert. Les trois autres enfants attendaient qu'il parle, le visage crispé.

_ Je vais partir.
_ Déjà ? Pourquoi ? Tu reviens demain ?
_ Non je vais partir. Dans une autre ville.
_ Ah bon ? Mais lundi à l'école, tu seras là, non ?
_ Oui. Mais je vais bientôt partir dans une autre ville pour habiter.
_ Mais ça veut dire qu'on sera plus jamais ensemble ?
_ Oui.


Ce dernier mot avait précé un long silence. Il était tombé comme une fatalité. Plus jamais. Plus jamais ensemble. De toute la vie. Ce qu'elle pouvait partre longue à présent. Ensemble, le temps passait si vite. Si Lucas partait, tout serait différent. Leur amitié ne serait plus la même.

_ Mais tu pars dans quelle ville ?
_ Je crois que ça s'appelle Tree Hill. C'est très loin de New-York.
_ Loin comment ?
_ Loin comme la France.
_ Et tu pars bientôt ?
_ Oui. Mais je sais pas quand. C'est pour le travail de ma mère.
_ Mais tu changes d'école ? Tu seras pas resté longtemps avec nous...On était tous dans la même classe en plus...


Alors ctait certain, il allait partir. Loin d'eux. Loin de leurs jeux. Loin de leur amit. Une larme perla aux yeux de la petite brune, et ses vres se mirent à trembler. Elle se leva, s'approcha de Lucas, et lui prit la main. Leurs deux regards se croirent, remettant en cause de longues années d'amit. Et d'amour. La petite fille embrassa la joue de son ami, et garda sa main dans la sienne, comme s'il s'agissait d'un objet précieux.

_ Je vais rentrer. Tu viens avec moi, Brooke ?

La petite brune acquiesça dans un sourire, et fit un signe à Peyton et Nathan, restés figés sur le banc. Les deux enfants s'éloignèrent vers l'immeuble le plus proche, main dans la main, sans un mot. Le froid du hall de l'immeuble leur frappa le visage, et les deux enfants s'engouffrèrent sans tarder dans l'ascenseur. Les portes se refermèrent sur eux. Alors que l'ascenseur s'élevait, le silence régnait dans la cabine. Les mains toujours enlacées, les deux enfants ne parlaient pas, ne se regardaient pas. Ils savaient tous les deux que c'était un de leurs derniers moments privilégiés, à eux seuls. Un moment comme il en arrive rarement, un moment qui dure beaucoup plus longtemps qu'il n'en a l'air, et qui fait mal lorsqu'il s'arrête. Du coin de l'½il, la petite fille regardait son ami dont les yeux fixaient le sol. Doucement, elle s'approcha de lui, rehaussa son visage et embrassa furtivement les lèvres du jeune blond. Il la regarda surpris, puis rendit le sourire timide qu'elle lui adressait.

_ Pour faire comme les grands, au moins une fois avant que tu partes.
_ Quand je serai grand, je reviendrai, et on pourra tout faire comme les grands.
_ Tu promets ?
_ Je te le promets, à toi. Mais c'est un secret.
_ Alors, d'accord.


Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent brusquement, et le moment s'envola. Lucas sortit de l'ascenseur, lâchant la petite main potelée de Brooke. Les deux enfants s'échangèrent un dernier sourire.

_ A lundi !
_ A lundi.


Les portes se refermèrent de nouveau, séparant pour de bon les deux enfants. Lucas regarda la lumière de l'ascenseur s'éloigner des verrières puis entra dans l'appartement. La vision de sa maison vide, pleine de cartons, entailla un peu plus son c½ur, et Lucas se réfugia dans sa chambre, sans un mot.
T
out doucement, de son côté, la petite Brooke retourna vers le square, d'un pas lourd et triste. De loin, ses deux amis l'avaient vue arriver et s'étaient rués sur elle. La petite blonde aux longues boucles embrassa Brooke sur la joue, et l'enlaça, tandis que Nathan lui prenait la main. Si Lucas partait, rien ne serait plus comme avant, mais ils seraient toujours tous les trois. Au moins, ils avaient ça. Nathan leva les yeux vers l'immeuble en face de lui. Bientôt ils n'auraient plus aucun lien avec ce bâtiment, qui avait accueilli si souvent leurs jeux. Mais Lucas n'était pas encore parti. Il leur restait un peu de temps. Et ils devaient en profiter. Tous les quatre. Pour la dernière fois. De toute la vie.




# Posté le vendredi 12 décembre 2008 21:51

Modifié le dimanche 15 mars 2009 16:01

And regrets.

And regrets.




Le soleil brillait fort ce jour-là. La clardu jour frappait violemment la route, éblouissant autant les conducteurs que les passants. L'air brûlant de cette fin d'après-midi étouffait les habitants, les condamnant à s'enfermer chez eux, près du ventilateur. C'était comme ça tous les étés. Une chaleur étouffante, à s'en évanouir, un soleil de plomb. Dans l'allée d'une maison du centre-ville, un jeune homme, quelques larmes de sueur perlant à son front, chargeait sa voiture de nombreux sacs. Le visage crispé, les traits tirés, il tentait de faire de la place à l'arrière duhicule. Sur le perron, une jeune femme brune riait, voyant ainsi son compagnon lutter. Elle s'approcha doucement de lui, un sourire compatissant aux lèvres et lui tendit un verre de citronnade. La mine boudeuse, il prit le verre et le vida instantanément.

_ Et beh ! T'avais si soif que ça ?
_ C'est pas toi qui charge la voiture sous cette chaleur !
_ C'est pas toi qui a fait les valises !
_ Un point.


Le jeune blond s'approcha de sa compagne dangereusement, l'air malin, et lui attrapa violemment la taille pour la ramener contre lui. Dans l'action, elle étouffa un rire, et passa ses bras autour du cou du jeune homme. Leurs regards se croisèrent et l'échange dura quelques secondes. Le monde n'avait plus d'importance, et tout pouvait arriver, rien ne les perturbait lorsqu'ils se perdaient dans le regard de l'autre. Comme si le monde continuait de tourner bien trop vite pour eux, les abandonnant sur le bas-côté, ou s'il s'arrêtait de tourner, les attendant simplement. C'était un sentiment qu'ils partageaient, et sur lequel ils n'étaient jamais d'accord. La seule chose qu'ils savaient, c'est qu'ils aimaient cette sensation. Cette chaleur quand ils avaient froid, cet air frais quand ils suaient, ce réconfort quand ils étaient tristes, ce bonheur qui contribuait au leur. Lucas et Haley se complétaient, tout simplement. Elle était la chaleur, la bonté même, son regard apaisait toutes les souffrances, et c'est comme ça que Lucas était tombé sous le charme de la jeune brune. Il s'était tout simplement perdu dans son regard. Elle avait tout de suite été troublée par son regard si froid, si triste. Tout était une histoire de regard. Le reste était arrivé plus tard. La complicité, l'amitié, puis enfin, l'amour. Ils ne s'y étaient pas attendus, il leur était tombé dessus. Ils s'étaient rencontrés sur les bancs de l'université en milieu de deuxième année, et ne s'étaient plus quittés depuis. Et aujourd'hui, après avoir obtenu leur diplôme, ils entraient dans la vie adulte. Dans le vrai monde, ensemble. Lucas avait obtenu un poste dans une office d'avocats à New-York, sa ville natale, et Haley avait désiré le suivre, quittant pour la première fois la ville de son enfance.
L
ucas frôla son nez contre celui de Haley et l'embrassa amoureusement. Elle rit une nouvelle fois de sa fougue, lui rendit un baiser furtif et se faufila hors de son étreinte, le regard faussement agacé.

_ Tu veux bien finir de charger la voiture ?!

Lucas éclata de rire, tira la langue à celle qu'il aimait appeler la femme de sa vie, et se remit au travail. D'un oeil bienveillant, Haley retourna à l'intérieur de la maison, le sourire aux lèvres.
Qu
elques heures plus tard, les portières de la voiture claquaient bruyamment, et le moteur vrombissait. Les deux jeunes gens jetèrent un dernier regard à la maison qui avait accueilli beaucoup de leurs moments communs, et la voiture disparut bientôt au coin de la rue. Alors qu'ils roulaient, tous deux regardaient défiler les nombreux endroits témoins de leur enfance, de leur adolescence et alors que le soleil mourait doucement dans le ciel flamboyant, leur voyage était une sorte de renaissance. Une nouvelle vie.
La nu
it était tombée à présent, et l'autoroute se désertait peu à peu. Les lumières défilaient sur leurs visages. Haley s'était endormie, et la douceur de son visage fit sourire Lucas. Tendrement, il replaça une mèche brune derrière l'oreille de la jeune femme et se reconcentra sur sa route. Les sourcils froncés, Lucas ne quittait pas son anxiété ni sa tension. Dans quelques heures, il serait à New-York. La ville de son enfance qu'il avait quittée brusquement un mois d'octobre 1992, seize ans auparavant. Il ne pouvait s'empêcher de penser à ses amis de l'époque. Qu'étaient-ils devenus ? Que faisaient-ils ? Avec qui et comment vivaient-ils ? Dans quelques heures, il serait dans cette ville qui lui avait si souvent manqué, mais qu'il avait appris à oublier. Dans quelques heures, tout recommencerait. Là où tout avait commencé.
Lucas s
ecoua la tête et cligna des yeux comme pour échapper à ces pensées qui le rendaient tendu, et alluma la radio en sourdine. Il jeta un rapide coup d'oeil à Haley, dont les pensées ne troublaient pas le sommeil. Elle savait tout de lui, même son enfance à New-York. Il lui avait parlé de ses amis de là-bas, ils riaient souvent ensemble de leurs bêtises et de leurs secrets d'enfants. Lorsqu'il reporta son regard sur la route, une seule image le troublait encore. Un visage. Un ascenseur. Une main douce. Un sourire à en tomber par terre. Lucas émit un petit rire au souvenir de ce jour, et balaya ces images d'un mouvement de tête.
La n
uit était noire en ce 24 août 2008, et la route encore longue.




Bethany Joy Galeotti est Haley













Petit scoop : Comme beaucoup me l'ont fait remarquer, dans la scène précédente, l'impression était que c'était raconté par une petite fille. Je suis bien contente d'y être arrivée. Pour information générale, le début de cette histoire, je l'ai vécu. Il y a 10 ans, je quittais la région parisienne et laissais derrière moi mes 3 meilleurs amis. Au début, ils me manquaient tous, ma ville me manquait. Pendant des années, et je vous jure qu'à 8 ans, c'est pas évident, j'ai eu l'impression d'avoir été arrachée à ma vie. Puis j'ai grandi et j'ai oublié. J'ai appris à aimer cette région où je vis à présent. Je me suis fait de nouveaux amis ici, et pour rien au monde je ne retournerais vivre à Paris. Et pourtant...Pourtant il y a deux mois, je les ai retrouvés. Tous les 3. Lionel, mon amoureux d'enfance (la scène de l'ascenseur, j'y étais :p), Mélanie, ma meilleure amie et Rody. Presque 11 ans ont passé, et pourtant, quand j'ai revu Mélanie, c'était comme si rien n'était passé. Mêmes expressions du visage, même façon d'être. J'avais même l'impression de connaître sa voix. Même complicité. Le bonheur ! J'ai pas encore eu l'occasion de parler beaucoup avec Rody. Et Lionel, on a tellement de choses en commun (la musique, les séries, la façon d'être, la personnalité, la façon de penser, de voir le monde, .. )! Lui et moi, on rêve tous les deux de devenir acteurs. Comme à nous deux, on a énormément d'inspiration et que j'aime écrire par dessus tout, on a eu l'idée d'écrire un scénario qu'on enverrait EVENTUELLEMENT à quelqu'un (mais qui ?). On a décidé de partir de notre histoire à tous les deux. Notre "petite amourette" de 8 ans, nos retrouvailles, et quelque chose qui ne s'est jamais brisé. Rajoutez à ça un peu d'action, de folie, de complications et de drame, et Only-Memories-Remain est là.
Voilà pour l'histoire. Que vous sachiez à quoi vous en tenir.
Donc là, on peut dire que je suis Lucas, que Lionel est Brooke, que Mélanie est Nathan et que Rody est Peyton. Haha, je ris à gorge déployée. Y'en a qui vont pas être contents, paye ta virilité. Mais qu'importe, pour l'histoire, c'était nécessaire ! Vous comprendrez, parce que là j'avoue que c'est pas évident. Nouvelle tentative : Mélanie était ma meilleure amie, Lionel mon amoureux, Rody un bon ami et le meilleur ami de Lionel, donc si je suis Lucas, mon meilleur ami sera Nathan, mon amoureuse Brooke et ma bonne amie Peyton qui est aussi la meilleure amie de Brooke. Plus clair ? Faites un tableau au pire ! xD
Non, vous embêtez pas, ma vie en fait, on s'en fout, l'important c'est l'histoire.

BREF !! Oubliez ce que j'ai dit juste au-dessus. Ne retenez que Lucas, Brooke, Peyton et Nathan ! (mon Dieu mais que j'arrête!!!)

Voilà, un grand paragraphe, pour vous dire quoi (= ce qu'il en est, haha, depuis que j'suis en études chez les Ch'tis, j'en peux plus moi). J'espère que vous avez eu le courage de lire jusqu'au bout.
Merci à tous de suivre cette histoire qui est un peu le fruit des retrouvailles avec mes amis d'enfance. :)
Bisous !!

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 17:58

Modifié le dimanche 15 mars 2009 15:56

New-York

New-York



Les premières lueurs du jour étaient apparues en même temps que les premiers gratte-ciel. New York dormait encore profondément, les routes étaient quasi désertes aux alentours de la ville. A l'intérieur, les taxis et quelques autres voitures devaient déjà faire ronronner leur moteur. Il n'était que cinq heures mais Lucas, les traits tirés et les yeux fatigués, savait que New York était la ville qui ne dort jamais, en théorie. Chaque théorie a sa part de mensonge, et de vérité.
La re
spiration régulière de Haley, près de lui, le réconfortait et rythmait sa conduite. Elle lui avait proposé de prendre sa place pendant la nuit, mais il avait prétendu vouloir être au volant lorsque New York apparaîtrait. C'était vrai. Pour rien au monde, il n'aurait voulu être endormi en entrant dans la ville, et ne pas revoir renaître ces buildings, ces rues qui avaient animé ses huit premières années. Lucas reporta son regard sur la route, et cligna les yeux devant les rayons du soleil. Les panneaux d'indication se multipliaient, indiquant les différents quartiers de la Grosse Pomme. Enfant, il avait habité Brooklyn, et il se surprit à ralentir au niveau de la sortie du périphérique. Mais aujourd'hui, c'est Manhattan qui l'attendait. Un sourire triste éclaira faiblement son visage et Lucas appuya sur l'accélérateur.
Quelq
ues instants plus tard, ayant enfin trouvé une place pour se garer dans Times Square, Lucas coupa le moteur, soupirant. Il reposa sa tête sur l'appui destiné à cet usage, et ferma les yeux. Il ne fut pas surpris lorsque la main chaleureuse de Haley se glissa dans la sienne.

_ Bien dormi ?
_ Très. Luke, ça va ?
_ Je crois. C'est juste...Enfin ça me fait bizarre, c'est tout.
_ Je comprends. T'es passé par Brooklyn ?
_ Non, je préfère pas pour l'instant.
_ Tu devrais.


Lucas rouvrit les yeux et les plongea dans ceux de Haley. La jeune femme n'ajouta rien, pressa plus fortement la main de son ami avant de sortir de la voiture. Il sourit, reconnaissant qu'elle n'insiste pas. Cela avait toujours été comme ça entre eux. Fluide, simple. Souvent, ils n'avaient pas besoin de parler, seul un regard ou un geste suffisaient. Elle était sa meilleure amie, sa confidente, l'amour de sa vie. Un amour de sa vie. Il y en avait un autre, tous deux le savaient, et en riaient souvent. Lucas repoussa ses pensées une nouvelle fois et sortit prestement de la voiture.
Il
s marchaient, main dans la main, dans les rues de New York à la recherche du cabinet qui; bientôt, régirait en partie leur vie. Lucas ne pouvait s'empêcher de dévisager toutes les personnes qu'il croisait, désirant au plus profond de lui-même en reconnaître un. Aucun cependant ne lui fut familier, sinon celui, amical, de son nouvel associé.

_ Lucas! Bienvenue à la maison !
_ Merci, Julian. Je te présente Haley, ma petite amie.
_ Enchantée.
_ De même. Vous avez fait bonne route ?
_ Oui merci. Mais ça fait du bien d'être arrivés.
_ Je comprends. Lucas, je te montre ton bureau. Il est près de celui de Joan, une autre de nos associées.


Julian entraîna Lucas et Haley à travers divers couloirs, leur indiquant les différents endroits, bureaux, locaux communs, les présentant aux autres membres du personnel.
Prè
s d'une heure plus tard, après avoir une nouvelle fois serré la main de Lucas et embrassé Haley, Julian s'éclipsa. Le sourire auxvres, Lucas s'installa derrière son bureau et tourna sur sa chaise. Haley, discrètement, sortit son appareil photo et immortalisa la scène.

_ T'étais pas obligée, Hales.
_ Allez, c'est ta première journée à New York en tant qu'homme et regarde comme t'es beau !


La jeune femme s'avança vers son ami, s'assit sur ses genoux, passant ses bras autour du cou du jeune homme.

_ Tu seras parfait.

Le regard anxieux de Lucas retrouva un peu d'éclat à ces mots, et il enfouit son visage au creux de l'épaule de Haley. Ils restèrent un moment ainsi, la jeune femme jouant avec les cheveux de son compagnon.
Ils pa
ssèrent la journée à aménager le nouveau bureau de Lucas, puis s'installèrent dans leur chambre d'hôtel, l'appartement qu'ils avaient loué n'étant disponible qu'une semaine plus tard. La journée ayant été rude, ils mangèrent rapidement au restaurant de l'hôtel puis se mirent au lit. Les yeux fixés au plafond, la tête de Haley reposant sur son torse, Lucas ne parvint pas à trouver le sommeil.
C'ét
ait une sensation étrange qui naissait en lui. Une boule lui serrait le ventre, mais il ne pouvait déterminer quelle sentiment le tiraillait. Il entendait au loin les bruits de la ville, et ne pouvait s'empêcher de revoir leurs visages. Où étaient-ils ? Que faisaient-ils ? Avec qui ? Toujours ces mêmes questions qui, malgré toute sa bonne volonté, lui hantaient l'esprit.
Soup
irant, Lucas se redressa. Délicatement, il se dégagea de l'étreinte de Haley et se leva. Quelques minutes plus tard, le jeune homme disparaissait dans l'obscure clarté de cette nuit New Yorkaise.






Et voilà une petite suite pour vous. Enfin de retour aux sources, comme on dit.
Je ne sais pas quoi vous dire de plus ni ce que vous en pensez. Libre à vous de vous faire entendre. ^^
Tout ce que vous voulez.
Julian est interprété par Austin Nichols.
Et j'avoue qu'à 3h30 du matin, devant me lever dans trois heures, mon inspiration s'effondre.
Bon weekend à tous !
Bises,
Chloé.




# Posté le lundi 15 décembre 2008 15:47

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 22:09

Hope

Hope





Il marchait doucement. La nuit l'entourait et semblait s'agripper à lui, comme pour l'attirer dans les ruelles sombres de ce quartier qu'il ne connaissait que trop. Mais il restait au centre de la route, à la lueur des réverbères, levant quelques fois ses yeux vers le ciel étoilé. Ces immeubles, ces bâtiments, ces parcs, tout autour de lui lui rappelait des souvenirs d'une autre vie. Il y avait si longtemps maintenant qu'il n'avait pas foulé ce sol, ni respiré cet air.
Après quelques minutes, il s'arrêta devant un g
rand immeuble de briques rouges, les mains dans les poches. Son immeuble. Les battements de son coeur était plus vifs et plus brefs, son souffle était presque saccadé. Entrant dans le porche, c'est avec un pincement au coeur qu'il vit que son nom de famille ne figurait plus sur aucune des boites aux lettres. C'était évident, bien sûr, mais quelque part, il avait espéré de nouveau pouvoir sonner à l'interphone et demander à sa mère de lui ouvrir. Mais sa mère était bien loin désormais. Seize ans. S'adossant au mur, des milliers de questions le hantaient. Qui habitait maintenant l'endroit où il avait grandi ? Etait-ce une personne de son âge qui l'avait remplacé et qui était devenu ami avec ses amis ? Et eux, où étaient-ils ? C'était cette question qui le torturait le plus. Seize ans après, qui sait s'ils étaient toujours en ville ? Et même, dans Brooklyn ? New-York était si grand, les retrouver s'ils n'habitaient plus au même endroit relevait de l'impossible.
Pourtant il le vo
yait, cet immeuble qui lui faisait face. Cet immeuble dans lequel il avait passé tellement de temps. Cet immeuble qui avait hébergé ses deux meilleures amies. Mais il n'osait pas bouger. De peur d'être déçu, sûrement, de voir qu'aucun de leurs noms ne figurait plus sur les boites aux lettres. Qu'elles avaient elles aussi disparu, emportant avec elles leurs souvenirs d'enfant. Mais peut-être étaient-elles toujours là, et c'est en cet espoir que Lucas crût. Pris d'un enthousiasme soudain, il remonta la fermeture de son manteau et s'engouffra une nouvelle fois dans la nuit, d'un pas plus déterminé cette fois. Il traversa le petit square, posant son regard sur les petits bancs et le bac à sable, réprima un sourire et reporta son regard sur l'immeuble. Levant la tête, il compta sept étages et porta son regard deux fenêtres sur la gauche. Pas de lumière. Son coeur se serra, mais Lucas continua d'avancer. Il devait savoir.
Il entra
dans le porche, le coeur battant à tout rompre. Il se sentait idiot de ne pas se maîtriser comme ça, mais il ne pouvait rien y faire. Il voulait savoir, quitte à se prendre une nouvelle claque. Ce déménagement l'avait chamboulé, il avait mis longtemps avant de s'en remettre, avant de pardonner à ses parents. Aujourd'hui, c'était peut-être une nouvelle chance qui s'offrait à lui.
Son doigt parcourait les noms sur
l'interphone. Par ordre alphabétique. Abraham, Addison, Ashton, Bishop, Brown, Carolina, Charleston, Colder, Dabushi, Denver... Elle n'était plus là. Davis. Plusieurs fois, Lucas recommença la liste de noms de famille, mais le résultat était le même. Brooke ne vivait plus ici. Pourquoi ses yeux le brûlaient-ils ? Pourquoi sentait-il les larmes monter en lui ? Une pulsion le prit aux tripes, et Lucas envoya valser son poing sur le mur de marbre qui lui faisait face.


_ Non mais vous vous sentez bien ?!

Lucas se retourna en sursaut au son de cette voix méprisante et colérique. Il n'avait pas fait attention à qui pouvait le voir, trop occupé à chercher il n'existait plus le nom de Brooke.

_ Ex...Excusez-moi, je voulais pas.
_ Je suis là à vous regarder chercher un nom depuis bientôt cinq minutes. Je peux peut-être rentrer chez moi maintenant...
_ Oh oui, je suis désolé. Excusez-moi.


Il s'écarta de la porte pour laisser passer la jeune femme. Ses cheveux blonds lui tombaient sur les épaules, ses yeux verts faisaient ressortir son teint hâlé et ses mains frêles tâtonnaient pour trouver la serrure. Lorsqu'enfin la porte s'ouvrit, et qu'elle disparut presque dans l'entrebaillement, elle se retourna vers Lucas.

_ Vous cherchiez quel nom ? Je peux peut-être vous aider, j'ai toujours vécu ici.
_ Oh. Je... Je cherchais deux personnes en fait.
_ Mais encore ?
_ Brooke Davis, et Peyton Sawyer.


La jeune femme froa les sourcils, visagea Lucas puis baissa son regard vers son poing toujours serré.

_ Pour les tuer ?
_ Quoi ?!
_ Votre poing.
_ Oh! Non, non. Je... J'ai déménagé il y a longtemps et je voulais savoir si mes amis d'enfance vivaient toujours ici.
_ Je vois... Brooke Davis ne vit plus ici.
_ Elle est en ville ?
_ Je pense. Je ne sais pas ce qu'elle est devenue. Ses parents ont déménagé lorsqu'elle avait 16 ans. Je l'ai revue quelques fois, mais plus depuis longtemps.
_ Oh. Et... Et Peyton Sawyer ?


La jeune femme dévisagea de nouveau Lucas, de haut en bas, fronçant les sourcils lorsqu'elle croisa son regard. Elle semblait vouloir sonder le jeune homme, se perdre dans le bleu de ses yeux. Mais elle ne décelait rien que de la douleur. Les larmes envahirent soudain ses yeux, et sa mâchoire trembla violemment. Elle porta une main à son visage, ferma les yeux, et dû se retenir à la porte pour ne pas s'effondrer.

_ Mademoiselle ? Tout va bien ?
_ Je suis désolée...
_ Non, non, c'est moi je... Je vais partir je suis... Je suis désolé.


Lucas, perdu, se retourna face à la nuit, et, pour la énième fois, relaçant sa fermeture éclair, s'enfonça dans la nuit. Mais pour la première fois depuis son arrivée à New-York, quelque chose, quelqu'un l'en empêcha. Il sentit une pression sur son bras, un soupir lui chatouiller la nuque. Avait-il rêvé ? Ou vraiment son prénom avait été prononcé ? Ne sachant que penser, il se retourna, et n'eut d'autre choix que se plonger dans le regard émeraude qui lui faisait face.

_ Lucas Scott... ?

Ce fut comme un flash. Un éclair. Qu'importe. Mais il l'avait reconnue. Il savait. Ces yeux, ce sourire, ces boucles blondes. Ces doigts fins qui s'agrippaient désespérément à lui. Ses yeux se troublèrent de souvenirs, les larmes l'envahirent. Comme si les seize dernières années lui revenaient en pleine figure, le déménagement, la douleur. Tout n'était pas perdu. Tout ne s'était pas envolé. Elle était là. Et elle l'avait reconnu.

_ Peyton.









Enfin une suite, plus d'un mois plus tard. Et je m'en excuse. J'ai un manque cruel d'inspiration cet an-ci. J'ai mis plus d'une semaine pour vous pondre ça. Je sais même pas quoi en penser pour le coup.
J'ai pourtant trouvé le moyen de créer une autre histoire, avec une idée qui m'a traversé l'esprit la semaine dernière. Encore un coup de tête...
J'espère que vous avez apprécié,
Bises,
Chloé.




Ma nouvelle histoire = Iam-Here-For-You





# Posté le dimanche 18 janvier 2009 10:18

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 19:06